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Valorisation de la biomasse

L’activité agricole est un réservoir privilégié d’énergies issues de la biomasse. Remplacées depuis la révolution industrielle au profit du pétrole et du charbon, elles occupent à nouveau une place de premier plan en matière de « bioéconomie ».

 

Qu’il s’agisse de biomasse alimentaire ou non, végétale ou animale, sa valorisation répond à l’impératif de  de Kyoto sur la réduction de notre consommation de carbone fossile et des émissions de gaz à effet de serre. Plus globalement elle s’inscrit dans la démarche d’économie circulaire.

 

 

Les principaux axes en matière de valorisation de la biomasse

Jean Yves et Anthony Menard

  • Valoriser la biomasse « fatale » des coproduits de la filière agricole depuis l’exploitation jusqu’à l’industrie de transformation
  • Produire de la biomasse dédiée de type taillis, grandes cultures…
  • Explorer les différentes voies de valorisation de la biomasse non alimentaire (agronomique, énergétique, matériaux et chimie verte)…

 

 

 

Des exemples d’actions écologiquement intensives en faveur de la valorisation de la biomasse

 

Produire de la biomasse dédiée à des fins énergétiques

La production d’énergie, à partir de la biomasse, permet de réduire la consommation d’énergies fossiles, dont les coûts augmentent régulièrement et qui contribuent activement au réchauffement climatique. La biomasse est une énergie renouvelable par définition. Ses émissions de CO2 entrent donc dans le cycle naturel de l’effet de serre terrestre. Elles ne sont pas comptabilisées dans l’effet de serre provoqué par les activités humaines et les consommations d’énergie fossile (charbon, pétrole…).

 

 

Valoriser les effluents

Les effluents d’élevage sont riches en carbone et en fertilisants nécessaires à la croisse des cultures (azote, phosphore, potasse, calcium et oligo-éléments). Ils peuvent être épandus dans les champs, compostés ou être préalablement méthanisés.

 

 

Gérer la biomasse ligneuse

Le bois, issu de l’entretien des haies, représente la première source de lignine sur les exploitations en zone bocagère. Cette gestion « patrimoniale » permet de couvrir une partie des besoins énergétiques d’installations de taille modeste. La biomasse issue de la gestion des haies se présente sous la forme de plaquette de granulométrie variable en fonction des chaudières utilisées. La production pour 100 mètres de haie représente entre 700 et 3500 kWh.

 

 

Focus sur un exemple concret d’innovation

Microferm : une unité de micro-méthanisation à la ferme de nouvelle génération

Les 5 associés du GAEC des Buissons, avec l’appui de HoSt et de Terrena, ont choisi d’installer une unité de micro-méthanisation de nouvelle génération sur leur exploitation à Saint-Lambert-La-Potherie, près d’Angers (49).

 

L’installation traite de façon automatisée les 7 000 m3 annuels de lisier produits par les 115 vaches laitières du GAEC (avec la menue paille et les refus d’alimentation). Elle produit annuellement 400 000 Kw d’électricité revendue à EDF (soit l’équivalent de la consommation de 60 familles par an) et 250 000 Kw de chaleur qui permet de chauffer 3 habitations situées sur l’exploitation ainsi que l’eau du robot de traite.

 

Le résidu de la méthanisation, le digestat, est utilisé comme fertilisant sur l’exploitation. Le GAEC a pour objectif de réduire de 20% son utilisation d’intrants extérieurs sur ses cultures.

 

Il s’agit du premier projet individuel français de micro-méthanisation de lisier frais installé par la société HoSt, leader néerlandais de la fourniture de systèmes bioénergétiques. L’évacuation rapide des lisiers permet de préserver le potentiel méthanogène des déjections et de maximiser la production d’énergie.

 

L’innovation réside également dans l’automatisation du traitement des lisiers (raclage, brassage, broyage et pompage) et dans la performance du digesteur qui permet de traiter 128 m3 de lisier dans un temps de séjour court (6 à 12 jours).

 

L’unité présente également la particularité d’être autonome en termes d’approvisionnement (10 à 12 tonnes de lisier produites par jour).

 

Un agriculteur témoigne sur cette installation :

 

 

 

Innovation 2 : La gestion de la ressource bois pour couvrir les besoins énergétiques d’installations

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Gérer et utiliser la ressource bois sur son exploitation

Le bois, issu de l’entretien des haies, représente la première source de lignine sur les exploitations en zone bocagère. Cette gestion « patrimoniale » permet de couvrir une partie des besoins énergétiques d’installations de taille modeste.

 

Ce gisement peut être complété par d’autres ressources telles que les bois de déchetteries ou les rémanents forestiers…