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En bi-variétés, un ensilage plus homogène

Pour limiter les risques de mauvaise conservation et les transitions difficiles entre deux ensilages au sein d’un même silo, on a ici choisi les maïs bi-variétés.

 

«Notre niveau de production laitière par vache ne nous permet pas de prendre de risque sur la qualité des fourrages » remarque Patrice Lièvre. Au gaec de “ La Voie lactée ”, c’est lui qui a en charge les cultures, qu’elles soient de vente ou destinées aux animaux. Avec des sols limono-argileux, assez résistants à la sécheresse, les potentiels des maïs sont plutôt corrects : 18 t/MS quand ils sont irrigués (grâce à des retenues collinaires) et 13 à 15t/MS autrement.

 

 

Pourtant, il y a quatre ans, et sur les conseils de leur technicien, Patrice et ses collègues responsables de l’atelier lait ont décidé de tester pour leurs ensilages, les maïs bi-variétés. « Jusque-là nous utilisions des variétés en « pur », récoltées et tassées les unes après les autres sur l’un de nos deux silos de 25ha destinés aux vaches. Il pouvait y en avoir jusqu’à 4 ou 5 dans le même tas, avec, parfois, des qualités sensiblement différentes. L’idée d’utiliser une association nous a intéressé car elle permettait à la fois de répartir les risques agronomiques et climatiques au champ et d’avoir, à la récolte un mélange plus homogène au sein d’un même silo.

 

 

De plus nous pensions que cela contribuerait à écarter les accidents de conversation, mais aussi les pertes de production liées à des transitions difficiles. » L’élevage livrant son lait à une laiterie connue pour son beurre (Pamplie), on y est en effet très sensible au maintien d’une qualité régulière.

 

Des chantiers simplifiés

 

La technique s’est insérée sans problème dans les pratiques de l’exploitation où l’on a adopté les TCS (techniques culturales simplifiées) il y a 7 ans. Implantées fréquemment après un couvert et après un passage au cultivateur, les deux variétés sont semées ensemble grâce au semoir 4 rangs avec sous-soleur et herse rotative, en un seul passage. « Je compte, en général, trois quarts d’heure à l’hectare. ».

 

Après la première année de test, sur un seul des deux silos, l’exploitation utilise désormais pour le troupeau laitier deux associations de maïs, une pour chacun de ses silos et selon que la culture sera ou non irriguée.

 

Le choix des bi-variétés

Pré-mélanger les maïs dès la parcelle, c’est un peu le principe des bi-variétés.

Quant au choix des bi-variétés : «On utilise ici des indices de précocité de 280 à 300 mais ensuite c’est surtout la valeur alimentaire et les UF qui nous guident en critère principal. Nous nous intéressons aussi à la digestibilité de ces associations, en lien avec la capacité d’ingestion des vaches. Mais l’essentiel de ce travail est réalisé et validé, en amont, par la filière. »

 

Petit point de vigilance toutefois, au moins sur cette exploitation : « Il faut suivre de près l’évolution de la maturité, qui diffère parfois entre les deux variétés associées.

 

 

Dès le retour de vacances, au 20 août, nous sommes dans les champs plusieurs fois par semaine pour l’observer, sachant que nous souhaitons récolter autour de 32% de MS. Nous calons alors la date de récolte plutôt sur celle des deux variétés la plus avancée.»

 

Quant à d’éventuelles différences de rendement par rapport à la pratique précédente: «Honnêtement, nous n’y avons pas trop prêté attention. Ce que nous apprécions, en revanche, c’est que nos chantiers et l’organisation du travail sont désormais simplifiés. On se prend moins la tête pour confectionner les silos et tasser les ensilages provenant de parcelles différentes. »

 

Pour les associés qui, disent- ils, « ne reviendraient pas en arrière», ces associations tiennent aussi leurs promesses quant aux performances du troupeau. «Avant nous avions parfois des fluctuations de production très probablement liées à des transitions délicates y compris au sein d’un même silo.

 

Disposer d’un fourrage plus homogène nous a sans doute aidé à faire progresser les quantités de lait produites et à aller vers 10500l/VL, même si, entre temps, l’implantation de 14 ha de luzerne, principalement utilisée en foin et très efficace pour aider à la rumination, y a sans doute aussi contribué. »

 

Gwénaël Demont

 

 

L'exploitation

Gaec de “ La Voie Lactée ” – Vernoux en Gâtine

Main d’oeuvre : 5 UTH + 1 salarié à mi-temps

Associés : Alain et Jean-Yves Geffard, Jean-Pierre et Patricia Germain, Patrice Lièvre

Productions
  • 100 vaches laitières pour 1,1 million de litres
  • 80 truies en naisseur-engraisseur

 

Surfaces

200 ha dont 60 ha irrigables, avec :

  • 90 ha de maïs (50 ha récoltés en ensilage, 35 en maïs humide pour porcs et vaches laitières et 5 ha en grain),
  • 47 ha de blé
  • 10 ha de colza
  • 6 ha de tournesol
  • 14 ha de luzerne
  • 5 ha de RGI
Date clé
  • 1996 : création du gaec par regroupement de 3 exploitations
  • 1997 : construction d’un bâtiment neuf pour les laitières
  • 2003 : agrandissement (+ 50 ha).

L’exploitation

 

 

 

Productions animales

 

Surfaces

200 ha dont 60 ha irrigables, avec :

  • 90 ha de maïs (50 ha récoltés en ensilage, 35 en maïs humide pour porcs et vaches laitières et 5 ha en grain),
  • 47 ha de blé
  • 10 ha de colza
  • 6 ha de tournesol
  • 14 ha de luzerne
  • 5 ha de RGI

 

 

Dates clés