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Protéagineux de printemps : bénéfices environnementaux et agronomiques dans la rotation

Les cultures protéagineuses sont plus que de simples occupations de sol. L’intégration de ces légumineuses à graines dans la rotation influence positivement la conduite des traditionnelles céréales et autres oléagineux des systèmes dits de grandes cultures. Au-delà de l’aspect technico-économique, c’est l’empreinte environnementale de la rotation qui en est réduite.

 

Des bénéfices à l’échelle de la parcelle

 

Les cultures protéagineuses ont la capacité de satisfaire leur propre besoin en azote en fixant les ressources naturellement disponibles dans l’air. L’année de production, c’est 0 unité à apporter, qu’elle soit organique ou minérale, quand une céréale en nécessite 3 par quintal produit, 6,5 pour le colza, soit en moyenne 200 unités par hectare.

 

Des bénéfices à l’échelle de la rotation

 

1501_FlashSur_Illustration1Les légumineuses à graines fixent plus d’azote qu’elles n’en consomment.

 

La décomposition des nodosités fixées sur leurs racines contribue à la nutrition azotée de la culture suivante, jusqu’à 60 unités restituées.

 

D’un point de vue sanitaire, l’introduction d’une culture protéagineuse réduit significativement la pression maladies comme le piétin verse ou le piétin échaudage qui sont inhérentes à la rotation.

 

 

 

L’alternance des saisons de semis et l’alternance de matières actives participent à une meilleure gestion de la flore adventice. Il n’est pas rare de constater des problèmes de résistance aux herbicides dans les rotations où se succèdent de manière répétitive les céréales et les colzas.

 

Cela fait des protéagineux une excellente tête d’assolement qui conduit à une amélioration de la productivité des cultures suivantes. Un blé de pois produit + 8,4 q/ha par rapport à un blé de blé en conditions non limitantes de fertilisation azotée. Cependant, il est difficile de percevoir l’ensemble des retombées économiques puisque ces bénéfices sont mesurables à l’échelle de la rotation.

 

En 2009, l’UNIP* a mené une étude sur 7 régions agricoles, 36 000 parcelles. Les données extraites de centres de gestion, retraçant de 9 à 18 années d’historique, ont permis de comparer les systèmes exclusivement constitués de cultures d’hiver (colza, blé, orge) à ceux intégrant des protéagineux.

 

L’analyse de ces données a mis en évidence que l’introduction d’un pois protéagineux de printemps permet une réduction des charges herbicides jusqu’à 35€ par hectare et une augmentation de la marge dégagée par les productions végétales de près de 4%.

 

*Union Nationale Interprofessionnelle des plantes riches en Protéines

 

Didier Gerbaud